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La suppression de l’ISF ne rend pas généreux les plus riches !

Selon France Générosités, qui fédère 97 associations et fondations, les dons à des organismes caritatifs ont diminué en France de 6,5 % au premier semestre, une baisse inédite depuis 10 ans.

Donner, le besoin d’une action initiée pour les grandes fortunes françaises

Ainsi, Denis Duverne, président du conseil d’administration du groupe d’assurances Axa, et Serge Weinberg, président du conseil de surveillance du groupe pharmaceutique Sanofi, ont lancé hier l’initiative « Changer par le don ». Celle-ci vise à encourager les grandes fortunes françaises à s’engager publiquement à donner au moins 10 % de leurs revenus annuels ou de leur patrimoine à des associations, des fondations ou des fonds de dotation. 37 personnes ont actuellement pris cet engagement. L’idée s’inspire de l’initiative « The Giving Pledge », lancée en 2010 par les milliardaires américains Bill et Melinda Gates, à travers laquelle 186 personnes se sont engagées à donner plus de 50 % de leur fortune à des associations au cours de leur vie ou via leur héritage.

La science l’a démontré les pauvres sont plus généreux que les riches.

Depuis toujours, l’argent et les statuts sociaux ont été au cœur des débats et des préoccupations. De Molière  à Keynes en passant par Karl Marx beaucoup ont écrit sur ce sujet. Plus récemment, des chercheurs anglais se sont penchés sur la question. L’Université Queen Mary de Londres ont mené une étude sur un panel de personnes. Le résultat est assez intéressant : les personnes gagnant plus d’argent sont moins enclines à donner que celles qui gagnent moins. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont proposé à des gens de jouer pour de l’argent. Au début de l’étude, on détermine le statut de chaque joueur : « les statuts élevés » et « les statuts bas ». Les premiers recevant plus d’argent au début de l’expérience que les seconds.
Dans cette expérience, les « joueurs » doivent choisir quel montant ils veulent garder et combien ils donnent à un fonds commun. On distingue dans les riches, ceux qui ont acquis cette richesse par hasard et ceux qui ont fait des efforts. Les chercheurs ont alors constaté lors de cette étude que les participants plus pauvres donnent plus au fonds commun que les plus riches. Et parmi les plus riches, ceux qui ont travaillé pour l’être donnent encore moins que ceux qui ont acquis leur richesse par hasard ou chance. D’après Magda Osman, auteur principale de cette étude et professeur à l’Ecole Queen Mary de Biologie et de Sciences, « pour les individus au statut élevé, la façon dont ils ont acquis leur richesse semble être le facteur clé déterminant leur degré de coopération« . En revanche, pour ceux au statut bas, la façon dont ils acquièrent leur faible richesse n’influe en rien dans leur comportement.

 

 

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